je voulais avant tout vous présenter mes meilleurs vœux pour 2009. Vœux de Santé et Bonheur d’abord, de Prospérité ensuite, pour vous-même et les membres de votre famille.
Depuis quelques années ma mission a été de vous accompagner, chaque semaine pour vous donner un suivi lié aux conseils de vos placements boursiers. Ce ne fut pas toujours chose aisée en 2008, mais j’ai le sentiment d’y être arrivé, surtout quant je compare les performances atteintes à celles de beaucoup de mes confrères. Je poursuis avec enthousiasme et détermination cette mission en 2009 et vous donne déjà dans cette chronique, après une très courte rétrospective sur 2008, un aperçu de ce que pourrait nous réserver 2009.
2008 : une page à tourner très vite
Il n’est pas beaucoup de domaines que l’ouragan 2008 aura épargné : La débâcle du système financier nous laisse un paysage dévasté : un nombre important de banques – et non des moindres – ont fait faillite, d’autres, tout aussi importantes, ne sont encore debout que grâce aux injections massives ou aux programmes de soutien dont elles ont bénéficié. Partout dans le monde et même aux Etats-Unis, la puissance publique a dû peser de tout son poids. Sans ses interventions, il y a fort à parier que nous aurions assisté à un écroulement total. Le système capitaliste, qui a été à la base de notre développement industriel, a été perverti par la cupidité et la démesure de certains, l’irresponsabilité sinon l’incompétence d’autres. Il a brutalement atteint ses limites et mis au grand jour les dérives insoupçonnées que lui ont fait subir bon nombre de financiers peut scrupuleux que l’on nous faisait pourtant passer comme l’élite de la société.
La récession
(c'est-à-dire le ralentissement de l’économie) a suivi la crise financière et en a même découlé. Après avoir pris naissance aux USA, elle affecte aujourd’hui le monde entier. Cela entraînera plus de chômage, donc moins de consommation et dès lors plus de récession. C’est la spirale tant redoutée. Le prix du pétrole est parvenu, en 2008, par des variations d’une ampleur surprenante (plusieurs centaines de pourcent), dans un sens, puis dans l’autre, à déstabiliser les spéculateurs les plus avertis, dont, en premier lieu, les producteurs de pétrole eux-mêmes. Le retour à un pétrole bon marché n’est pas forcement une bonne chose car ce recul est éphémère et, entretemps, il met en péril, une fois de plus, les investissements dans les filières énergétiques du futur. Au niveau boursier, beaucoup d’investisseurs privés ont perdu une fraction importante de leur capital. Comment en serait-il autrement lorsque, d’une part, toutes les bourses ont reculé de 50%depuis le début de l’année et que, d’autre part, un très grand nombre d’investisseurs croyaient, dur comme fer, qu’il fallait, coûte que coûte, garder des positions boursières en toute circonstance, 2008 aura aussi été l’année de la volatilité de la Bourses. Jamais celle-ci n’avait atteint les niveaux que l’on a connus en cette fin d’année (de l’ordre de 90% !).
Que peut nous apporter 2009, à la suite d’une année aussi déconcertante ?
Les plus optimistes nous expliquent que, historiquement, les crises durent généralement moins d’un an et rarement plus de 18 mois. Selon le très réputé NBER américain (National Bureau of Economic Research), la récession a démarrée officiellement aux USA en décembre 2007. On s’attend donc à la voir se terminer au cours du troisième trimestre 2009. Les statistiques montrent aussi que la Bourse devrait donc actuellement “toucher le fond“ et repartir ensuite à toute vapeur. Ces optimistes nous montrent par ailleurs qu’un certain nombre d’indicateurs (et beaucoup d’observations) confirment cette thèse de la reprise. Les moins optimistes pensent que nous sommes toujours dans une phase baissière, que celle-ci va durer longtemps (en s’étendant au-delà de 2009) et que toute remontée que l’on pourrait avoir dans la première partie de 2009 ne serrait jamais qu’un “sucker rally“ c’est-à-dire un redressement temporaire et de courte durée qui sera suivi par une reprise de la tendance baissière primaire.
Bref au vu du cataclysme de 2008, mon sentiment est que l’année prochaine devra forcement être meilleure, mais, faire des prévisions sur le niveau des actions à la fin 2009 est quasiment impossible. Dans l’immédiat attendons de voir les effets des plans de relance gouvernementaux. Le début de l’année va être un test dans la confiance des marchés.
Je vous rappelle ma stratégie depuis 18 mois,
“CASH IS KING“, mieux vaut rester investi en monétaire en attendant des jours meilleurs, ou bien investir dans l’immobilier sur l’international,principalement immobilier à Miami, ou les prix ont baissé de 50 % et atteignent moins de 2 000 € le M².
Quelques vérités essentielles à bien relire avant commencer 2009
1 – Votre capital est le moyen d’action le plus déterminant en bourse.
Plus vous le laissez se réduire, plus la remontée sera lente et difficile. Plus vous l’aurez préservé, plus vos résultats seront intéressants, au redémarrage.
2 - “On perd lorsqu’on vend un titre perdant."
C’est bien évidemment faux. Un titre qui a perdu 50% de sa valeur devra remonter de 100% de sa valeur actuelle pour retrouver sa valeur initiale. Il est fortement possible que ces 100% ne soient jamais atteints : vous ne pourrait alors jamais plus revendre ce titre à son prix d’achat et la perte sera alors inéluctable. De plus, pendant que vous allez passer votre temps à récupérer une perte abyssale, celui qui aura vendu plus tôt le titre perdant, pourra, avec un autre titre, récupérer rapidement la faible perte, et, ensuite, avec les nouveaux gains, augmenter son capital au lieu d’en retrouver simplement le niveau initial.
3 - “Ce titre a déjà beaucoup perdu."
Il ne serait pas malin de le revendre aujourd’hui, il ne peut que remonter.. “ Ce raisonnement erroné a déjà couté bien des fortunes et bien des frustrations à pas mal d’investisseurs. Ne soyez pas “attachés“ à vos titres. Quand vous vous demandez si il est opportun, ou non, de vendre, posez-vous plutôt la question en ces termes : “Si j’avais aujourd’hui les liquidités correspondant à la valeur des titres “en balance“ rachèterais-je ces titres-là ? “ Si votre réponse est “non“, vendez. Si votre réponse est “oui“, gardez-les.
4 - “Il y a toujours un moyen de trouver un bon titre pour se refaire de toutes les mauvaises opérations récentes."
Après tout, si on ne mise pas sur un titre, on n’a aucune chance de gagner.. “ Ce raisonnement est, lui aussi, totalement erroné. Dans un marché baissier, la plupart des titres perdent (plus de 90% des actions et plus de 70% des obligations clôturent aujourd’hui en dessous de leur cours au premier janvier 2008 sans parler des fameux produits structurés !!!) et vous avec un maximum de chances de perdre encore d’avantage en vous y exposant.
5 – Beaucoup d’actions ont aujourd’hui un cours au plus bas,
et beaucoup d’investisseurs considèrent ces actions, au prix où elles sont, comme des “occasions à saisir“. “Never try to catch a falling knife“ dit le proverbe. N’achetez jamais une action qui cote bas, malgré l’attrait que peut présenter un achat près du “plancher“. Les statistiques montrent clairement que les risques de perdre en achetant bas sont sensiblement plus élevés que ceux courus en achetant haut. Il y a généralement de bonnes raisons qui justifient le prix élevé.
Bonne mise en pratique pour vos investissements personnels en 2009 et encore une fois,